En 2026, la formation linguistique deviendra un pilier stratégique pour les entreprises québécoises. Les organisations devront s’adapter à une main-d’œuvre plus diversifiée, à l’évolution rapide des technologies et à une économie de plus en plus connectée. Voici les principales tendances à surveiller pour mieux préparer votre entreprise.

Une demande accrue de compétences bilingues et multilingues

Selon l’OQLF, déjà en 2023, 40 % des entreprises exigeaient l’anglais au recrutement. Cette réalité s’intensifie : les organisations recherchent désormais des employés capables de communiquer en anglais, mais aussi en d’autres langues selon leurs marchés et leur clientèle.

En 2026, la maîtrise de plusieurs langues sera un avantage stratégique, autant pour la communication interne qu’externe.  La formation linguistique deviendra un élément essentiel de la stratégie RH.

  1. Des formations hautement personnalisées

Les besoins des employeurs en matière de connaissances linguistiques évoluent : adaptation de contenu lié aux postes des travailleurs ou au secteur d’activité des employeurs, les cours de langues en fonction des horaires des travailleurs, l’utilisation d’abonnement d’auto-apprentissage, etc. Ces réalités permettent d’offrir des contenus sur mesure, orientés vers les compétences nécessaires à chaque employé.

En pratique, cela signifie des parcours adaptés au rôle des travailleurs et au secteur d’activité, un suivi automatisé des progrès et un accès flexible pour les équipes travaillant en horaires variés ou à distance.

La formation devient plus efficace, plus mesurable et plus facile à gérer pour les entreprises.

  1. Un accent croissant sur l’interculturalité et l’inclusion linguistique

Les entreprises québécoises accueillent de plus en plus de travailleurs issus de l’immigration. En parallèle, la Loi sur la langue officielle et commune du Québec (loi 96) renforce l’importance du français au travail.

En 2026, les formations linguistiques en français devraient inclure davantage des modules d’interculturalité, des pratiques de communication inclusive et des stratégies pour permettre à chacun de s’exprimer et de comprendre.

Le français, l’anglais et même l’espagnol, particulièrement dans les secteurs agricole et manufacturier, seront des compétences clés.

  1. Un ROI (retour sur investissement) mieux mesuré et intégré à la stratégie d’entreprise

La formation linguistique n’est plus perçue comme un « bonus ».  Les organisations matures constatent une amélioration directe de la rétention des clients et des employés, amélioration de la productivité, des travailleurs, une meilleure qualité du service aux clients et la réduction des erreurs.

En 2026, les entreprises voudront quantifier ces retombées. Les tableaux de bord linguistiques deviendront courants et influenceront les décisions d’investissement en formation.

  1. Le modèle hybride comme nouvelle norme

Avec la généralisation du télétravail et des équipes réparties, la formation doit s’adapter.  Les formats qui domineront en 2026 sont des modules de formation linguistique accessibles 24/7 en mode asynchrone, des séances courtes et interactives en mode synchrone ou la combinaison de cours asynchrones (abonnement auto-apprentissage) et synchrones (présentiel ou à distance sur Teams).

Ce modèle répond aussi aux besoins des employés « terrain », des travailleurs saisonniers et des équipes en rotation.

  1. Une spécialisation accrue par secteur et par rôle

Finis les cours de langues génériques comme à la petite école. Les entreprises demandent des programmes adaptés à leur industrie (agriculture, usine, tourisme, supermarché, etc.) et adapté de leurs fonctions clés (superviseurs, service client, administration, vente).

La valeur ajoutée d’un programme de cours de langues : offrir des formations qui collent au vocabulaire des employeurs et aux situations réelles vécues par les employés.

Conclusion : les entreprises doivent agir maintenant

Les organisations québécoises qui souhaitent être prêtes pour 2026 doivent :

  • Offrir des parcours linguistiques personnalisés et alignés sur leurs réalités;
  • Intégrer la notion de résultats mesurables;
  • Favoriser une communication inclusive pour soutenir la diversité;
  • Miser sur des formats de cours flexibles et hybrides;
  • Choisir des formations contextualisées selon leur secteur.

En adoptant ces pratiques, la formation linguistique devient un levier de performance, d’inclusion et de compétitivité, et non une simple dépense. Les entreprises qui s’y préparent dès aujourd’hui prendront une longueur d’avance.

 

Chez PMECDV Langues, nous accompagnons les entreprises et institutions publiques dans le développement de compétences linguistiques directement applicables au milieu de travail, partout au Canada.